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Octobre : Boostez vos défenses avant l'hiver !

 

 

 

 

Un hiver en pleine forme

 

Nez qui coule, grosse fatigue, peau qui tiraille, l'hiver s'accompagne toujours de son lot de petites contrariétés qui nous gâchent la vie au quotidien. Mais les solutions existent pour ne pas rester cloîtrer chez soi avec cette petite mine et ce gros rhume. Voici quelques conseils pour retrouver une pêche d'enfer !

 

Pour passer l'hiver en pleine forme, le secret tient en un mot : se fortifier !

Que ce soit au niveau de l'alimentation, des soins de beauté ou de l'habillement, la meilleure tactique, c'est la défense ! En hiver, notre organisme est affaibli et nos défenses immunitaires sont moins réactives, on est donc plus enclin aux infections. Le vent et le froid agressent notre peau. La diminution du jour augmente notre état de fatigue et joue sur notre moral. Un petit tour des petits gestes simples à effectuer pour se protéger efficacement...

 

Une alimentation variée et équilibrée reste indispensable...

Il ne faut pas oublier de manger sainement. Alors même s'il fait froid, il ne faut pas se laisser aller sur les aliments trop riches et trop gras. Et les bonnes vieilles recettes sont toujours aussi efficaces qu'avant : la traditionnelle soupe de grand-mère est d'un grand réconfort pendant l'hiver. Pleine de légumes, elle nous réchauffe et nous apporte de nombreuses vitamines indispensables au bon fonctionnement de notre organisme. Les fruits sont tout aussi essentiels. Et plus particulièrement le kiwi dont la teneur en vitamine C, qui stimule nos défenses immunitaires, est supérieure à celle de l'orange. Sans oublier que l'alimentation contribue aussi à lutter contre la fatigue... alors n'hésitez pas à consommer des légumes crus et des fruits de saison comme l'ananas, les clémentines, les pamplemousses, les litchis pour vous donner du pep !

 

Comment retrouver "bonne mine" avec cette grisaille ?

La peau aussi doit être protégée. Le vent, le froid, la pluie et la neige ne lui font pas de cadeaux. En hiver, la peau est desséchée, elle est plus sensible, plus irritable. Alors le matin avant de se maquiller, une bonne crème hydratante, assez riche, même grasse est nécessaire pour lutter contre les agressions extérieures. Une bonne dose de sommeil en plus, et l'éclat de votre peau sera retrouvé.
N'attendez pas que des gerçures apparaissent afin d'appliquer un stick à lèvres au karité ou au beurre de cacao. Pensez également à nourrir vos mains à l'aide d'une crème hydratante spécifique.
Enfin, un dernier petit effort en faisant régulièrement un peu d'exercices, de préférence à l'extérieur, pour être au top de votre forme cet hiver !

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La vitamine C : du tonus pour l'hiver !


En hiver, pensez à votre petite laine… et à la vitamine C ! Cette substance assure un bon fonctionnement de notre système immunitaire : elle nous aide ainsi à résister aux infections qui prolifèrent durant cette période à risque. Le point sur la vitamine phare des vagues de froid…

La vitamine C est connue pour être "anti-coup de pompe". Elle a cependant d'autres fonctions tout aussi importantes pour l'organisme. Elle possède ainsi une action dite anti-oxydante : elle limite la production de radicaux libres, substances responsables du vieillissement.
La vitamine C contribue également à la production du collagène de la peau et est essentielle à la cicatrisation des plaies. De plus, elle facilite l'absorption du fer et du calcium d'origine végétale.


Des besoins variables

Une véritable carence en vitamine C se traduit par une importante fatigue, une perte d'appétit et une moindre résistance aux infections : c'est la pathologie appelée le scorbut. Cette maladie fut courante durant plusieurs siècles, notamment chez les marins, qui ne pouvaient consommer de produits végétaux frais pendant des mois.
De nos jours, le scorbut a heureusement disparu de nos contrées. Néanmoins, diverses enquêtes alimentaires ont montré qu'en France, les quantités de vitamine C absorbées étaient parfois "limites".
L'apport recommandé en vitamine C vient d'être récemment revu à la hausse. On estime ainsi consommation nécessaire à 110 mg par jour pour un adulte. Dans certaines circonstances, cet apport doit même être augmenté : c'est le cas notamment chez les fumeurs de plus de 10 cigarettes par jour.

 

Une arme anti-infections ?

Certains, dès l'approche de l'hiver, font une cure de vitamine C afin de se protéger contre les infections fréquentes durant cette période.
Est-ce la solution miracle ? Il semble que non. L'absorption massive de vitamine C sous forme médicamenteuse n'a pas encore prouvé son intérêt réel dans la lutte contre les petits maux de l'hiver. Cela ne permet ni d'éviter un rhume, ni de le guérir. En revanche, on sait que la vitamine C peut atténuer les symptômes et réduire la durée de la maladie.

 

Point trop n'en faut !

Inutile donc de se gaver de vitamine C. De trop fortes doses peuvent, à long terme, chez des sujets sensibles, entraîner des calculs rénaux. D'autre part, de nombreux effets cliniques indésirables ont été observés lors de prises de doses importantes, en particulier des troubles intestinaux (diarrhées, nausées, crampes abdominales).
Certaines études cliniques ont même mis en évidence qu'au delà de 500 mg par jour, la vitamine C agirait non plus comme un anti-oxydant mais au contraire comme un pro-oxydant, favorisant les effets des radicaux libres !

 

Des agrumes contre le rhume

La nature est pourvue d'aliments qui ont la particularité d'être d'excellentes sources de vitamine C : les kiwis, les poivrons, les fraises, la cassis, le persil, les choux… Sans oublier les agrumes (clémentines, pamplemousses, oranges et citrons) dont la peau très épaisse préserve très longtemps la vitamine C.

 

Une vitamine malgré tout fragile

Parmi toutes les vitamines, la C est certainement la plus fragile. Elle est sensible à la lumière, à la chaleur (cuisson) et à l'oxygène de l'air. Elle perd donc facilement ses vertus. C'est pourquoi il est toujours préférable de consommer des fruits ou légumes crus, préparés au dernier moment. Et de limiter les cuissons.

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Les produits de la ruche

 

Les produits de la ruche ( miels, gelée royale, pollen, propolis, cire) ont des propriétés thérapeutiques tout à fait remarquables.

 

Le pollen

Partie fécondante de la fleur, le pollen est, avec le nectar et les divers miellats (exsudations de certains arbres) une des matières premières utilisées par les abeilles pour fabriquer le miel.
Après le récolte, lorsque le pollen a fermenté dans les rayons grâce aux sécrétions salivaires riches en enzymes des insectes,
il devient le pain d'abeille et constitue leur nourriture de base.
Sous cette forme, il stimule encore plus le système immunitaire et on ne lui connaît aucune réaction allergique.

Propriétés :
Le taux de P.S.A. (concentration sanguine d’antigène prostatique spécifique) est un paramètre qui permet de mesurer le risque de cancérisation de la prostate.
Le Pollen provoque une baisse du taux de P.S.A.
Il exerce également une action capitale contre l'hypertrophie de la prostate.

Les phytostérols du pollen ainsi que les anti-oxydants du pollen ont eux aussi une action anti-cancéreuse.

Le pollen est très riche en sélénium, celui-ci est un antioxydant majeur. Il protège du cancer de la prostate et diminue le risque de maladies cardio-vasculaires. Il joue également un rôle majeur dans la régulation du système immunitaire et dans la réponse inflammatoire.
une cuillerée à soupe de pollen contient 3 à 6 fois la dose quotidienne recommandée en sélénium

Grâce à sa richesse en rutine, le pollen protège le système circulatoire (combat les varices etc.) et s'oppose à la fragilité capillaire.

Le pollen est un fortifiant naturel conseillé pour ses effets bénéfiques sur l'état général, et plus spécifiquement dans les cas d'asthénie,neurasthénie, anorexie, décalcification, rachitisme et retard de croissance.
A l'opposé de la plupart des aliments, dont l'organisme doit "démonter" la structure pour en tirer la matière utile, ses protéines sont immédiatement bio-disponibles.
100 grammes de pollen apportent autant de protéines utiles que 400 grammes de viande ou 7 oeufs.
Le pollen contient l'ensemble des acides aminés des cellules vivantes indispensables à notre organisme.
C'est un véritable régulateur de la fonction intestinale, qui combat aussi bien la diarrhée que la constipation.
Il est particulièrement recommandé dans les pathologies du système digestif et urinaire, et très efficace pour prévenir les maladies cardio-vasculaires.
Il améliore l'éclat et la tonicité de la peau.
Il améliore la santé des yeux.
C'est un agent anti-anémique et un agent de croissance chez les enfants.

POSOLOGIE
Le pollen sera de préférence pris à jeun (ou entre les repas) et très mastiqué.
- Adulte : une ou deux cuillères à soupe (12 à 24g de pollen par jour).
- Enfant (selon âge, poids, besoins): une à 3 cuillerées à café.
On peut également prendre le pollen mélangé à du miel, du yaourt...
On peut en faire des cures régulières - 1 à 3 mois - ou le prendre en permanence. 

 

La gelée royale

La gelée royale est une substance laiteuse et gélatineuse sécrétée par les glandes pharyngiennes des jeunes abeilles nourricières. Elle est destinée à l’alimentation des larves au premier stade de leur développement et constitue le régime alimentaire exclusif des reines durant toute leur existence.
Également nommée « lait des abeilles », elle contient environ 65 % d’eau et de nombreuses autres substances :
- des glucides, essentiellement du fructose et du glucose (15 %)
- des protides, surtout des protéines, des peptides et des facteurs de croissance (13 %)
- des acides gras (4 %)
- des minéraux.

La gelée royale est un puissant fortifiant.
C'est un véritable cocktail de vitamines, notamment celles du groupe B, et plus particulièrement la B5, également connue sous le nom d'acide pantothénique, dont elle est la source naturelle connue la plus riche.
Cette vitamine est indispensable à notre organisme, dans les cellules du cerveau, du foie, des reins et des muscles. C'est elle qui permet, en participant à la formation de la coenzyme A, le métabolisme des graisses, des glucides et des acides aminés, c'est-à-dire l'assimilation des éléments essentiels contenus dans les aliments.
La vitamine B5 exerce également une action bénéfique sur les glandes corticosurrénales
et la production d'adrénaline.
La gelée royale possède des vertus antibiotiques, mais aussi à lutter contre certains virus, comme ceux de la grippe et de l'herpès.
Elle stimule la moelle osseuse dans sa production de globules rouges.
On pratique des pulvérisations de gelée royale lyophilisée, très efficaces contre les affections chroniques des voies respiratoires supérieures.
Très recherchée en ophtalmologie, sous forme de capsules dissoutes dans un liquide lacrymal, elle permet de traiter les kératites et les ulcères de la cornée.

Autres propriétés de la gelée royale :
Elle améliore l'appétit chez les personnes amaigries (elle peut être intéressante en cas d'anorexie).
Elle est recommandée chez les convalescents.
Elle est recommabdée en cas de fatigue.
Elle stimule l'activité physique et intellectuelle.
Elle accroît la résistance au stress et améliore l'immunité.
Elle freine les effets du vieillissement, et son action peut être tout à fait remarquable chez les personnes âgées.
Elle est consillée en cas déprime, de dépression.
Elle exerce une action positive sur la mémoire.

 

Propriétés des différents miels

 

  Miel   Description     Indications

Acacia

Miel liquide, très clair, couleur paille, saveur discrète et délicate.
C'est un régulateur intestinal recommandé pour les enfants

Aubépine

Miel jaune pâle à ambre. Très clair à l'état solide.
C'est un miel calmant et tonique du coeur. Antispasmodique.
Bénéfique pour les personnes souffrant d'insomnies.

Bruyère

Miel solide, doré, saveur légèrement tilleulée.
Miel désinfectant des voies urinaires.
Diurétique et antirhumatismal.

Châtaignier

Miel onctueux, couleur brune avec amertume. Accélérateur de la circulation.

Citronnier

Miel onctueux, couleur claire,
saveur légèrement acidulée. Très agréable.
Ce miel a des propriétés antispasmodiques.

Eucalyptus

Miel onctueux, couleur ambrée, saveur prononcée.
Antiseptique des voies respiratoires et urinaires.

Miel de forêt

Toujours très sombre, presque noir à
l'état liquide.
Très riche en divers oligo-éléments.

Framboisier

Miel onctueux, couleur ambrée claire,
saveur sauvage subtile et fine.
Particulièrement recommandé pour les
compositions de cocktails.

Miel de Garrigue

Couleur variable, ambré plus ou moins clair.
Très odoriférant, dégage des effluves aromatiques.
Bonne teneur en oligo-éléments.

Lavande

Miel onctueux, couleur ambrée claire,
saveur très agréable.
Antiseptique des voies respiratoires.
Remontant pour la faiblesse du coeur. Calmant.

Miel de montagne

Onctueux, couleur ambrée, saveur puissante.
Antiseptique général.

Miel multifleurs

Onctueux, ambré moyen.
Crémeux, facile à tartiner.

Oranger

Miel onctueux, couleur dorée,
saveur acidulée, fine et agréable.
Parfum discret de l'orange.
Antispasmodique, sédatif nerveux.

Pin

Miel très foncé. Texture sirupeuse. Récolté sur les essences résineuses naturelles. Particulièrement indiqué pour les bronches.

Miel de Provence

Onctueux, ambre moyen, saveur aromatique.
Recommandé pour les articulations.

Romarin

Miel onctueux, couleur claire, fine saveur des garrigues.
Recommandé contre les insuffisances digestives.
Favorise les fonctions du foie. Stimulant convenant parfaitement
contre le surmenage physique et intellectuel.

Sarrasin

Miel de couleur d'un brun dense. Consistance très épaisse.
Traditionnellement utilisé dans la fabrication des pains d'épices.
Allié de la pression sanguine.

Thym

Miel jaune orangé. Arôme puissant.
Saveurs rondes, lourdes et suaves.
Antiseptique, emménagogue et tonique (régularise la menstruation).
Augmente l'énergie et les forces physiques (riche en cuivre et en bore).

Tilleul

Miel onctueux, ambre clair, saveur prononcée du tilleul. Arôme mentholé très caractéristique.
Antispasmodique.
Indiqué dans la nervosité en général.
Contient des oligo-éléments (potassium, calcium et manganèse).

Tournesol

Miel onctueux, couleur jaune/orange, saveur discrète.
Recommandé dans les affections fébriles en général.
Riche en calcium, bore et silicium.

Trèfle

Miel onctueux, couleur claire, saveur et
parfum de foin très agréables.
Recommandé en cas de fatigue.
Le miel de trèfle est riche en flavonoïdes et est utilisé pour soigner les affections cutanées.

 

La propolis

La propolis est une substance résineuse collectée par les abeilles ouvrières sur les bourgeons de certains arbres, comme par exemple le saule, le bouleau, le peuplier, le prunier...mais jamais sur le marron d'Inde.
Les abeilles apportent cette résine dans la ruche. Un autre groupe d'abeilles lui ajoutent alors certaines salives, la transformant ainsi en un mastic pour pouvoir enduire l'entrée de la ruche.
D'autre part, une fine couche pelliculaire est déposée aussi dans les alvéoles ou les reines pondront les œufs. Cela permettra de désinfecter le lieu.
C'est ainsi que la colonie est protégée avec un produit antibactérien et antifongique.(Mlagan et Sulimanovic, 1982).

La propolis est ramassée par les apiculteurs moyennant le grattage des cadres ou en introduisant une grille à l'intérieur de la ruche, et les abeilles se chargent alors de la "propoliser".
Après avoir obtenu cette propolis brute, il faut la nettoyer avec des solvants appropriés, le plus souvent de l'alcool, on obtient ensuite une teinture.
Selon la concentration, on peut obtenir des teintures à 5, 10 et même 30% de résidus secs de propolis.
C'est à partir de ces extraits que les laboratoires fabriquent les teintures, gélules, capsules, baumes, crèmes, dentifrices, divers sirops et élixirs.

La propolis est composée de flavonoïdes, de phénols ( antiseptiques) et de substances aromatiques. Les flavonoïdes jouent un rôle importants dans les pigmentations des plantes.
Mais la composition chimique de la propolis est très variable selon les arbres visités.

Les propriétés de la propolis sont nombreuses : antimicrobiennes, anticancéreuses, antioxydantes, cicatrisantes, stimulantes immunitaires...

De par ses activités antimicrobiennes, la propolis est souvent nommée "antibiotique naturel".Un grand nombre d'études ont démontré l'effet d'inhibition sur les différents micro-organismes.
L'extrait alcoolique de la propolis est capable de transformer (in vitro) les cellules humaines de l'hépatite et de carcinome, et elle est capable de les inhiber (Matsuono,1992). Les substances isolées de la propolis qui ont cet effet cytotoxique sont la quercétine, l'acide caféique et la clérodane dytherpénoïque. Cette dernière montre une particulière et sélective toxicité sur les cellules des tumeurs.

Antioxydant
Les flavonoïdes concentrés dans la propolis ont un pouvoir antioxydant très important. Ils sont capables de détruire les antiradicaux libres en protégeant les lipides et autres substances comme la vitamine C.

Cicatrisation
La propolis a démontré qu'elle possède un effet stimulant sur le métabolisme cellulaire, la circulation, et la formation du collagène.
Elle peut réparer l'épiderme abîmé en un temps record (Ghisalberti, 1979, Krell 1996). Ces propriétés proviennent de l'arginine (flavonoïde) qui est un composant de la propolis.
Un accélération encore plus rapide de la réparation tissulaire est obtenue si l'on joint à la propolis un extrait d'aloé vera.(Sumano-Lopez, et col 1989)

Elle a une place de choix dans le traitement :
- des infections respiratoires: angines, pharyngites, laryngites, grippes, sinusites, rhinites allergiques, trachéites, bronchites, asthme, pneumonies.

-des affections buccales: aphtes, stomatites, gingivites, pyorrhée, parodontoses, douleurs dentaires (après extraction par exemple), caries dentaires.

-des affections digestives et intestinales : colites, diarrhées, entérites, gastrites, ulcères gastro-duodénal.

Elle est intéressante également pour traiter certains problèmes de peau : acné, escarres, brûlures, cicatrisation lente, crevasses, engelures, furoncles, lésions anales, mycoses...

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Rhume, sinusite, grippe... Sachez les distinguer

Nez qui coule, yeux qui pleurent, toux... Le rhume est une infection virale très fréquente durant l'hiver. Mais entre sinusite, grippe et rhume, savez-vous faire la différence ? Sachez identifier les ennemis venus du froid.

Banal et bénin, le rhume, ou rhino-pharyngite, ne requiert que quelques mesures thérapeutiques extrêmement simples. Cependant, certaines personnes, les enfants notamment, sont exposées à des complications, pour lesquels un avis médical s'impose. Ainsi, mieux vaut ne pas laisser traîner... La sinusite peut évoluer assez vite vers la chronicité et poser de délicats problèmes de traitement.

Sinusites, des rhumes qui durent anormalement

Quand l'infection née dans les fosses nasales ou sur une dent se propage vers les sinus, la muqueuse qui tapisse ces derniers s'enflamme à son tour. L'orifice étroit qui les sépare des fosses nasales se bouche et le piège se constitue. Le sinus s'infecte. C'est la sinusite.

Les sinus sont des cavités osseuses presque refermées sur elles-mêmes, en arrière des fosses nasales, avec lesquelles elles communiquent. Les principaux sinus se situent au-dessus des sourcils : ce sont les sinus frontaux, et sous les orbites : ce sont les sinus maxillaires.

L'impression est différente de celle d'un rhume banal. A la suite d'une rhinite, d'un état grippal ou d'une infection dentaire, on sent "qu'il reste quelque chose".

  • La voix est nasillarde ;
  • On avale en permanence des sécrétions ;
  • On ressent une pesanteur sous les orbites ;
  • On entend mal ;
  • Le nez reste obstinément bouché ;
  • On a l'impression que la tête pèse une tonne lorsqu'on la penche en avant.
  • Poussées de fièvre, coups de fatigue et maux de tête complètent le tableau

Il ne faut pas laisser traîner ainsi un rhume car la sinusite peut évoluer assez vite vers la chronicité et poser de délicats problèmes de traitement.

Un traitement rapide et puissant

Des moyens locaux : gouttes nasales, pulvérisations, aérosols assèchent les sécrétions et désinfectent localement.

La prise orale d'antibiotiques et d'anti-inflammatoires s'avère souvent indispensable pour juguler le cercle vicieux de l'inflammation et de l'infection.

En cas de passage au stade chronique, il faudra recourir aux ponctions sous anesthésie locale, voire à l'ouverture chirurgicale des orifices. Ces techniques se font maintenant sous endoscopie, ce qui augmente considérablement leur efficacité.

Des cures pourront être les bienvenues, avec des eaux et des vapeurs sulfureuses.

L'acupuncture et l'ostéopathie peuvent être intéressantes dans les phases de drainage des sinus .

Comment prévenir la répétition des sinusites ?

Dépister un terrain allergique

L'allergie est souvent responsable des sinusites et c’est donc une cause qu’il faut explorer ;
Pollens saisonniers, acariens et moisissures, poils d'animaux, blatte sont les responsables principaux.
Problèmes régionaux et locaux

Une déviation trop importante de la cloison nasale peut entretenir la sinusite ;
Attention aux caries dentaires qui traînent, aux abcès négligés.
Ne pas négliger le rhume qui traîne et qui fait un peu mal autour des yeux. Il y a de fortes chances pour que ce soit en fait le début d'une vraie sinusite.

Grippe et gros rhumes : ce n'est pas la même chose

"Avoir la crève" : une expression qui recouvre des réalités souvent très différentes. Un nez pris, une toux plus ou moins grasse, de la fièvre et des maux de tête suffisent pour affirmer que l'on est "grippé". Il existe pourtant des différences marquées entre la grippe, maladie virale aiguë nécessitant une convalescence et la rhinite, aiguë ou non.

Le tableau suivant résume ces différences :

         Grippe  Rhinite (coryza aigu, rhume)
Agent Virus unique d'extension mondiale, épidémique, différent d'une année à l'autre Rhino-virus (influenzae, adeno-virus, picomavirus, virus respiratoire syncitial, etc...)
Incubation 4 à 5 jours 24 à 48 heures
Symptômes - Frissons,
- fièvre à 39-40°, irrégulière,
- céphalées violentes,
- toux sèche rebelle, douloureuse,
- rhinite + ou - productive,
- fatigue intense, courbatures.
- Eternuements,
- picotement
- écoulement nasal clair,
- toux gênante, grasse,
- larmoiement,
- maux de gorge,
- fièvre modérée ou absente,
- céphalées + ou - vives.
Guérison 5 à 6 jours 8 à 10 jours.
Convalescence    oui, parfois plusieurs semaines. 0
Complications Otites, bronchites, pneumonies.
Encéphalites certaines années.
Attention :
- personnes âgées, bébés,
- diabétiques,
- insuffisants respiratoires,
- chimiothérapies; SIDA.

Sinusites, otites (enfant)

Risque de récidives.

Evolution vers la rhinite chronique.

Traitement - Repos,
- Ibuprofène, paracétamol, aspirine
- décongestionnant,
- vitamine C,
- boissons abondantes.
- Traitement des complications
- Décongestionnant local,
- anti-thermiques,
- vitamine C.
- Traitement des complications par antibiotiques, anti-inflammatoires, techniques endoscopiques...
-  Décongestionnant associé à un antalgique
Prévention la vaccination est efficace et doit être encouragée. hygiène des mains et du nez.

 

Il existe cependant des formes intermédiaires de ces affections, qui les font parfois se ressembler. Mais la plupart du temps, les symptômes cités permettent de les différencier.

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